LE SEIGNEUR JESUS
Déclaration Dominus Iesus
Sur l’unité et l’universalité salvifique de
Jésus-Christ et de l’Eglise
17. Il existe donc une unique Eglise du Christ, qui subsiste dans l’Eglise
Catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les Evêques
en communion avec lui. Les Eglises qui,
quoique sans communion parfaite avec l’Eglise Catholique, lui
restent cependant unies par des liens très étroits comme
la succession apostolique et l’Eucharistie valide, sont de véritables
Eglises particulières. Par conséquent,
l’Eglise du Christ est présente et agissante dans ces Eglises,
malgré l’absence de la pleine communion avec l’Eglise
catholique, provoquée par leur non-acceptation de la doctrine
catholique du Primat, que l’Evêque de Rome, d’une
façon objective, possède et exerce sur toute l’Eglise
conformément à la volonté divine.
En revanche, les Communautés ecclésiales qui n’ont
pas conservé l’épiscopat valide et la substance
authentique et intégrale du mystère eucharistique, ne
sont pas des Eglises au sens propre ; toutefois,
les baptisés de ces Communautés sont incorporés
au Christ par le baptême et se trouvent donc dans une certaine
communion bien qu’imparfaite avec l’Eglise. Le baptême
en effet tend en soi à l’acquisition de la plénitude
de la vie du Christ, par la totale profession de foi, l’Eucharistie
et la pleine communion dans l’Eglise.
« Aussi n’est-il pas permis aux fidèles d’imaginer
que l’Eglise du Christ soit simplement un ensemble – divisé
certes, mais conservant encore quelque unité – d’Eglises
et de Communautés ecclésiales ; et ils n’ont pas
le droit de tenir que cette Eglise du Christ ne subsiste plus nulle
part aujourd’hui de sorte qu’il faille la tenir seulement
pour une fin à rechercher par toutes les Eglises en commun ».
En effet, « les éléments de cette Eglise déjà
donnée existent, unis dans toute leur plénitude, dans
l’Eglise catholique et, sans cette plénitude, dans les
autres Communautés ». « En
conséquence, ces Eglises et Communautés séparées,
bien que nous les croyions souffrir de déficiences, ne sont nullement
dépourvues de signification et de valeur dans le mystère
du salut. L’Esprit du Christ, en effet, ne refuse pas de se servir
d’elles comme de moyens de salut, dont la force dérive
de la plénitude de grâce et de vérité qui
a été confiée à l’Eglise catholique.
»
Le manque d’unité entre les chrétiens est certes
une blessure pour l’Eglise, non pas comme privation de son unité,
mais « entant qu’obstacle pour la réalisation pleine
de son universalité dans l’histoire. »